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La convivialité

 

Convivialité 

Ce mot a-t-il encore un sens de nos jours lorsqu'il est particulièrement difficile de faire cohabiter voitures, cyclos, rollers et piétons dans le partage de la rue.
La convivialité n'est pas un concept abstrait, c'est la rencontre au quotidien avec autrui, dans un contexte de courtoisie et de compréhension mutuelle. La convivialité telle que nous l'entendons dans le contexte des circulations douces est le comportement pacifique et respectueux de tous les utilisateurs de la rue. Pour approfondir notre réflexion sur la convivialité, il est donc indispensable de réfléchir sur la notion de la rue.
Mais une notion aussi fondamentale pour la vie humaine que "la rue" n'a pas, à ce jour, de définition - ni juridique ni sociale. Cette lacune n'est pas seulement symbolique, elle a des répercussions pratiques.
A qui appartient la rue? Qui a la priorité dans la rue? Quelle est la fonction de la rue? 

A ces questions d'une simplicité déconcertante, il n'y a pas de réponses simples. A y voir de près, on découvre même la très grande complexité et les multiples contraintes et contradictions que notre pratique de la vie comme "pratique de la rue" doit affronter, quotidiennement.

Une voirie pour tous 
Réfléchir et agir sur la voirie permet de mieux tenir compte des besoins de chacun, et de proposer des mesures concrètes pour pratiquer ou raviver la convivialité.

Le rapport "Une voirie pour tous tous" (Hubert Peigné, 
rapport sur le site du CNT juin 2005) est une aubaine pour notre propos (voir aussi notre page "partageons la rue"). Réunissant les réflexions et discussions du groupe de travail sur la rue, ses fonctions et ses usages, nous avons un corpus très vaste et sous des angles très variés à notre disposition, avec des exemples.
Force est de constater que, malgré la prise de conscience du dysfonctionnement et de la dérive vers la seule voiture de nos villes et contrées, le changement de cap se heurte à bien des difficultés d'ordre privé, structurel et politique, mais aussi juridique. Souvent le milieu associatif est le plus dynamique, et le niveau gouvernemental le plus informé... et les échelons intermédiaires échappent à la mouvance.
Et pourtant, la question nous concerne tous !

Cadre de vie 
Tout comme le code de la rue le prévoit de créer un nouvel esprit pour les déplacement par le renversement des priorités (d'abord le piéton, ensuite le cycliste, ensuite les motorisés), de la même manière notre association souhaite sensibiliser les utilisateurs de la chaussée à de nouvelles pratiques.
Ville rencontre = ville humaine
Ce n'est pas la contrainte de délaisser la voiture, mais le désir d'aller à pied ou à vélo qui sera la force motrice la plus puissante. Les raisons de vouloir changer peuvent être multiples (éthique, pratique, financière, écologique, thérapeutique, psychologique... voir la liste des raisons)
Nous sommes "la ville"
La ville n'est pas une entité morte en face de nous; tous ensemble nous sommes la ville, en la vivant nous la créons, et elle nous crée à son tour. Il y a une détermination et une évolution mutuelle entre les habitants et leur espace habité. Ainsi, notre prise de conscience de la ville comme faisant partie de nous-même aboutit immédiatement à une autre relation avec elle. Une relation de confiance qui s'ouvre sur de nouvelles possibilités qui dépendent de nous.

Pas de projet de vie sans projet de voirie
L'équipe de l'APAVAS partage la conviction que nos projets de vie sont intimement liés, au quotidien, au projet de ville. Afin de les mettre au diapason, nous avons lancé notre association. Nous n'intervenons pas sur le bâti, mais sur la voirie en tant que réseau vital de notre ville. D'où notre intérêt pour la notion de la voirie pour tous.
Shared space - espace partagé par tous
La rue n'a pas seulement vocation de circulation (zone de trafic), mais est un lieu de vie (zone sociale) selon Hans Monderman. Chaque utilisateur doit pouvoir se déplacer en toute sécurité, quels que soient son âge, ses capacités physiques et son moyen de locomotion. Le rapport "Une voirie pour tous" d'Hubert Peigné en tient entièrement compte.
Changer l'esprit en changeant le ressenti
On peut changer son environnement en produisant un changement d’ambiance. Ce ne sont pas toujours les idées ou raisonnements qui convainquent en premier, mais le ressenti d’un contexte qui a pris une nouvelle teinte.

C’est ainsi que l'APAVAS va procéder par ordre :
- l’idée de créer un site Internet est née, site qui nous permet de mieux communiquer avec les Sanguinetois en leur présentant des images de leur commune, avec commentaires et suggestions d’amélioration ainsi qu’une invitation à tous de donner leur avis sur le blog de l'association ( exprimez-vous !).
- la présence sur la chaussée à pied et à vélo, être disponible pour un brin de causette, répertorier les soucis et points noirs dont les habitants se plaignent, prendre des notes et des photos.

Dans un second temps, aborder les gens avec un papier présentant notre initiative et sollicitant leur avis.

Les mesures concrètes visent à la fois les infrastructures et les comportements.
Les choses se font - quand nous les faisons
L’envie de changer
Au départ de notre action, l’envie de changer, d’améliorer le quotidien en termes de qualité de vie, d’emploi du temps, d’environnement, de temps passé avec nos enfants petits, et d’autonomie de nos enfants plus grands.
Pourquoi inciter au changement ?
La circulation douce est une réflexion très large qui implique des questions de fond :

- Quel visage voulons-nous donner à Sanguinet ces prochaines années?

- Comment préserver le noyau vital de Sanguinet et la qualité de vie pour tous?

- Comment créer une nouvelle convivialité grâce aux déplacements à pied et à vélo?

Le facteur déclencheur
Au retour des longues vacances d’été, un nouveau regard, critique, sur sa propre commune, sur le cadre de vie et sur le rythme de vie au quotidien, et la soudaine prise de conscience que c’est à nous d'imaginer la ville autrement, d’apporter des idées et d'inciter les modifications.

Que faut-il changer ?
Le ras-le-bol nous a poussé à en analyser les raisons. Notre première étape sera de faire un inventaire des points noirs sur toute la commune de Sanguinet. Ce diagnostic nous amènera à proposer un plan communal de mobilité à nos élus sans entrer dans les détails. Puis en nous appuyant sur des photos, analyses, commentaires et suggestions, nous livrerons un document intitulé « Contributions à un schéma directeur pour la circulation douce à Sanguinet ». Notre contribution se poursuivra dans le temps, en proposant une analyse plus poussée.

En plus des expériences propres à chacun, à pied sur le chemin de l’école, à vélo pour ses courses, dans le bus ou au volant de la voiture, nous mènerons des enquêtes auprès des utilisateurs dans la rue.


Comment peut-on "changer le monde autour de nous" ?
En communiquant le malaise, en proposant un dialogue, et en préfigurant une voie de sortie. Une association à elle toute seule ne peut pas changer l’esprit d’une ville. Mais elle peut faire tache d’huile et devenir modélisant pour les comportements des habitants.

La place du vélo dans la société actuelle
Il y a une éclosion du vélo, et son usage s’étend à une population très large, qui n’en était pas usagers jusqu’à présent. Pour des raisons multiples et totalement éclatées : santé, commodité, autonomie, budget, ras-le-bol de la voiture, écologie, style de vie, effet mode, garder sa jeunesse, pied de nez à la voiture, liberté, tourisme, découverte.

Le vélo est à mi-chemin entre la marche et la voiture ; sa vitesse permet de voir le monde selon un autre angle. C’est la vitesse du carrosse à Paris ou à Versailles : on jouit des perspectives qui étaient réservées au roi !

Le vélo permet toute une gamme de sensations qu’on oublie en dehors des vacances : sentir son corps, les odeurs, la fraicheur, la lumière propre à la saison, on est en contact plus immédiat avec les pierres de nos villes, l’agencement des rues, la topologie (la moindre descente quelque discrète qu’elle soit se traduit tout de suite à nos pédales et allège l’effort…)


Le vélo dans le monde
de Francis PAPON, extrait de la revue Vélocité n° 63 ( Septembre - Octobre 2001 ) édité par la Fubicy
En 1990, les habitants de la planète consacraient environ une heure par jour à se déplacer, en parcourant en moyenne quinze kilomètres. Quinze kilomètres en une heure, c’est justement la vitesse du vélo . Théoriquement, le vélo aurait donc pu à lui seul assurer la totalité de la mobilité mondiale. Or, ce n’est pas le cas, car cette mobilité...(lire la suite)