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Vitesse apaisée = sécurité

 

12 arguments pour un « coeur de village » à 30 km/h 

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Argumentaire

1- Dans une ville comme Sanguinet avec à peine 3200 habitants, le premier objectif doit être d'aménager des cheminements sécurisés domicile-école pour nos enfants, à pied et à vélo.

Etant donné que le code de la route interdit aux enfants de plus de 8 ans de rouler sur le trottoir, les rues vers les écoles doivent être sécurisées de sorte qu'un enfant de 8 ans et plus puisse se déplacer à vélo sans danger. Et la première mesure est l'apaisement de la vitesse des motorisés.

C'est le rôle des municipalités de donner un signal fort et de créer les conditions nécessaires pour que tous les enfants puissent se rendre à l'école à pied (seul ou par pédibus) et à vélo (seul ou par vélobus) en toute sécurité.

2- Le raisonnement « Dès que vous nous prouvez qu’il y a suffisamment de piétons et vélos, nous ferons des aménagements » doit céder la place au raisonnement « Nous faisons des aménagements et nous limitons les rues internes à 30 km/h afin d’augmenter le nombre de personnes qui iront à pied et à vélo. » Car pour bien des parents, l’obstacle est la sécurité de leurs enfants ! Si nous apaisons la vitesse, la rue sera utilisée par les piétons et vélos, ce sera une vraie promotion des circulations douces.

3- Il faut initier une spirale positive : limitation de vitesse pour les motorisés -> donner envie d’aller à pied et à vélo -> beaucoup de gens à pied et à vélo -> les motorisés reçoivent le message que la vitesse apaisée a un sens, à savoir la sécurité des plus fragiles -> ils seront plus motivés pour respecter la limitation à 30km/h.Limiter la vitesse à 30km/h n’a pas pour but d’embêter les motorisés, mais de sécuriser les circulations douces et de créer un nouvel esprit de partage de la chaussée !

4- « Limiter la vitesse à 30km/h ne sera pas respecté – on est en France »
Nous sommes en France, certes, mais tous les Français ne violent pas le code de la route ! Beaucoup de Français, beaucoup d'institutions gouvernementales, font la promotion des circulations douces. S’il y a une 
information claire et des sanctions justes pour marquer le changement d’esprit.

Par ailleurs, en témoignant de si peu de confiance dans les Français et leur comportement sur la route, on juge les Français avant qu’ils aient commis une infraction - n’est-ce pas hâtif ? Ne serait-ce pas plus correct de leur donner l’opportunité d’expérimenter le concept rues à 30km/h ?

5- Limiter la vitesse des rues internes à 30km/h donne un signal fort aux automobilistes, que la commune veut sortir des ornières, et la limitation peut aider à dissuader le transit de certains. Il y a une distinction nette à établir entre zone de trafic et zone social. Les rues internes appartiennent toutes à la zone sociale.
 

6- La communication autour de cette limitation de vitesse est importante ; de même que pour la zone 30 que nous souhaitons voir étendue. En concertation avec la Mairie et les policiers,etc., l'APAVAS participera volontiers à la communication sur le terrain et via notre site internet.

C'est en adhérant au concept qu'il y a un effet positif; le volet répressif fait partie de l'action, mais n'est pas l'unique façon de réaliser la vitesse apaisée dans notre commune.

- Dans toutes les réunions publiques, les habitants se plaignent de la vitesse des motorisés. Limiter les rues à 30km/h est une réponse concrète que la municipalité peut (et devrait à mon avis) donner aux habitants : on vous a entendu, on vous écoute, on vous protège en mettant les rues à 30km/h.

8- La vitesse apaisée profite également au bien-être des habitants, car une voiture passant à 30km/h génère moins de bruit, moins de pollution, moins de danger.

9-Les rues résidentielles sont aussi des espaces jeu pour nos enfants.

10- A 30km/h on compte moins d'accidents, et surtout des accidents moins graves. La courbe des accidents monte en flèche avec l'augmentation de la vitesse, au delà de 30 km/h. Voir le graphique anglais: 20 mph (miles per hour) = 30 km/h. 30 mph = env 50 km/h Le différentiel de vitesse entre cycliste et automobilistes sera moindre.

11 - Nos enfants ne devraient pas être ceux qui subissent, dans leur quotidien, le stress des adultes sur la chaussée (toujours de plus en plus loin, en toujours moins de temps, avec de plus en plus de choses à faire ....) L'efficacité de notre quotidien semble être dictée par la vitesse - alors que le bon sens sait pertinemment que vitesse et efficacité dans les tâches humaines, très souvent, s'excluent mutuellement

 12- Le fonctionnement du cerveau
L’esprit humain est d’une organisation formidable, mais ce n’est pas un ordinateur. Bien des informations sont enregistrés dans le domaine subliminal, c’est-à-dire de manière inconsciente. Ainsi, les panneaux, nous ne les voyons plus, mais ils ont une influence sur nous : pour les uns, ils remplissent la fonction rassurante de se trouver en terrain connoté connu - on sait, rien de neuf, mais un sentiment d'habitude; pour d’autres, les panneaux confèrent un sentiment de protection - on pense pour moi, il suffit de faire ce qui est indiqué; pour certains, les panneaux provoquent un agacement, une agressivité, une forme d’exigence de subordination à laquelle ils ont envie de se soustraire pour décider eux-mêmes - je fonce parce que je maîtrise; et d'autres encore n'y voient que leur priorité permanente qui est censée les protéger.


Alors que la seule véritable « protection » de tous est le contact visuel qui permet de sonder les intentions mutuelles. Le contact visuel des usagers de la rue écarte le danger plus que ne le font les feux rouges et autres dispositifs soi-disant de sécurité. Le contact visuel dépend du champ visuel qui est lui-même fonction de la vitesse.

Or, le contact visuel ne peut être établi qu’à une vitesse maximale de 30km/h - une vitesse encore « humaine » qui permet que notre cerveau personnalise son environnement, perçoit l’expression faciale de l’autre - à pied, à vélo, au volant. L’autre a donc un visage pour nous et devient ainsi un co-utilisateur, un partenaire de la chaussée. Voir Code de la route et piéton

Au-delà de 30 km/h, l’espace devient anonyme, comme dans les jeux vidéo basés sur la vitesse, et qui font débouler les images à l’écran à toute allure - pas besoin d’être un dessinateur doué pour créer ce genre de produit, puisque le regard ne peut pas s'y arrêter et ne voit rien.…